Ce que la procrastination peut vraiment cacher
- mrousselpsy

- 23 juin 2025
- 2 min de lecture
(Et pourquoi ce n’est pas toujours une question de paresse)

La procrastination, on la connaît bien.Elle s’invite dans nos journées, elle s’installe dans nos listes de tâches, et souvent, elle nous laisse avec un mélange de culpabilité, de frustration et de doute.
On entend souvent :"Tu manques de motivation.""Tu es trop paresseux·se.""Tu dois simplement te discipliner."
Mais est-ce vraiment si simple ?Et si la procrastination n’était pas le problème, mais plutôt un message qu’on n’écoute pas ?
Procrastiner, ce n’est pas toujours de la flemme
Derrière la procrastination, il peut y avoir des mécanismes complexes et souvent inconscients. Voici quelques-unes des raisons fréquentes qui peuvent se cacher sous ce comportement :
1. Le désalignement
Parfois, on repousse une tâche non pas parce qu’elle est difficile… mais parce qu’elle ne fait plus sens.Peut-être que la priorité a changé. Peut-être que la tâche ne résonne plus avec nos valeurs ou nos objectifs actuels.
La procrastination devient alors une invitation à revisiter ses priorités.
2. L’anxiété et le perfectionnisme
Procrastiner peut aussi être une forme d’auto-protection.Face à la peur d’échouer, d’être jugé·e, ou de ne pas faire "assez bien", notre cerveau peut préférer l’inaction.
Le blocage n’est pas un manque de volonté. C’est parfois une stratégie inconsciente pour éviter l’inconfort.
3. La fatigue et la surcharge cognitive
Notre système peut être saturé.Quand on est fatigué·e physiquement ou mentalement, certaines tâches peuvent devenir très coûteuses sur le plan attentionnel :
trop de décisions
trop de complexité
trop d’organisation à gérer
Ici, procrastiner peut être une tentative de protéger ses ressources.
4. Le manque de clarté
On sait qu’on doit s’y mettre… mais on ne sait pas par où commencer.Les objectifs sont flous, les étapes ne sont pas définies.
La confusion paralyse l’action. Ce n’est pas une question de capacité, mais de structure.
Ce n’est pas toujours ce qu’on croit
La procrastination peut révéler :
un besoin ignoré
une surcharge
une peur inconsciente
un désalignement
ou simplement une tâche mal cadrée
Et parfois, lorsque la procrastination devient récurrente, envahissante ou persistante, elle peut être le signe d’un trouble sous-jacent comme le TDAH, l’anxiété ou la dépression.
Une invitation à la réflexion
Cet article n’est pas une liste exhaustive.Chaque situation est unique. Chaque personne fonctionne différemment.
Si la procrastination te pèse ou te bloque au quotidien, n’hésite pas à en parler avec un·e professionnel·le.
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